Louange de l'égocentrisme défragmenté, ou Litanie à la Céleste Fille du Zéphyr Céleste :
O Céleste, corps creux tissé de vent
Tout entier emplit d'horizon
Tes pieds nus dansent entre les herbes
Et tu ne marches pas :
Tu voltes !
O Céleste, plus infinie que l'univers
Quand tu te promène en ton ciel
Prends bien garde à ne pas tomber
Car tes cieux n'ont ni haut ni bas
Ni terre !
O Céleste, papillon volage et cruel
Chapardeur de l'essence des mots
Tu les envoles, les avales
Les voilà comme feuilles blanches
Livrées à ton souffle subtil
Et traître !
O Céleste, rayon de fumée qui frissonne
Et vibre au souffle de l'amour
Coeur de soleil aux larmes bleues
Se camouflant dans les nuages
Et s'empoignardant aux étoiles
Ces jours où tout doit disparaître
En toi !
O Céleste, rageuse de vivre et de mourir
Pour renaître encore et toujours
Précipitant dans les ravins
Tes rêves et tes espoirs brisés
Tu ris dans toute ta colère
Fière et vive face aux regrets
Du monde !
O Céleste, ton esprit d'artiste en cavale
Et ta logique technicienne
Se lient dans ton regard d'enfant
Joignant l'agréable à l'utile
Tu crée le bon et le beau
D'un mot !
O Céleste, Penche toi vers mes mots liquides
Et apprends moi la légèreté
Mêlant nos phrases en tourbillons
Vers l'absolu ou l'impossible
Brisons nous contre les frontières
Ensemble !
(whaaa ca fait du bien de s'entendre se faire des compliments putaiiin!)